Le costume national des Vietnamiennes, l’ao dai (“long robe”), se présente comme une tunique ajustée, au col montant, qui tombe jusqu’aux genoux ou plus bas. Elle est fendue sur les côtés à partir de la taille et se porte sur des pantalons amples. A la fois séduisant et provocant, l’ao dai couvre le corps tout en le révélant. L’ao dai est une création relativement récente, puisqu’il date de la première moitié du XVIIIe siècle. Il remplaça la robe traditionnelle dont la forme, comme pour tout costume, variaient selon le statut social, la fonction exercée ou l’occasion (certaines cérémonies requérant une tenue particulière). Ainsi le jaune était-il exclusivement réservé à l’empereur, tout comme le motif du dragon à cinq griffes, tandis que les fonctionnaires s’habillaient de bleu lors des grandes occasions. Le blanc étail la couleur du deuil.Jusqu’alors, les femmes portaient des jupes longues, comme c’est toujours l’usage dans certains villages du Nord, mais ne connaissaient pas le port du pantalon. En 1744, le seigneur Nguyen Vo Vuong décréta le port d’un nouveau costume national, largement inspiré du style mandchou. Les tuniques boutonnées sur le côté et les pantalons remplacèrent les jupes et les vestes nouées sur le devant. Au début, ce vêtement ne fut adopté que par les classes aisées. Mais l’empereur Minh Mang (1820 - 1841), second souverain des Nguyen, imposa le port du pantalon à toutes les femmes vietnamiennes. |
Dans les années 1930, un artiste appartenant au groupe réformateur libéral Tu Luc Van Doan tenta de moderniser l’ao dai en instituant une plus grande variété de couleurs et de formes. Il utilisa différents textiles et dessina une tunique qui découvrait les épaules, modèle qui heurta quelque peu la pudeur des Vietnamiennes. Cette innovation, tempérée par quelques concessions, évolue pour devenir l’actuel ao dai.Jusqu’alors, les femmes portaient des jupes longues, comme c’est toujours l’usage dans certains villages du Nord, mais ne connaissaient pas le port du pantalon. En 1744, le seigneur Nguyen Vo Vuong décréta le port d’un nouveau costume national, largement inspiré du style mandchou. Les tuniques boutonnées sur le côté et les pantalons remplacèrent les jupes et les vestes nouées sur le devant. Au début, ce vêtement ne fut adopté que par les classes aisées. Mais l’empereur Minh Mang (1820 - 1841), second souverain des Nguyen, imposa le port du pantalon à toutes les femmes vietnamiennes. |

Dans les années 1930, un artiste appartenant au groupe réformateur libéral Tu Luc Van Doan tenta de moderniser l’ao dai en instituant une plus grande variété de couleurs et de formes. Il utilisa différents textiles et dessina une tunique qui découvrait les épaules, modèle qui heurta quelque peu la pudeur des Vietnamiennes. Cette innovation, tempérée par quelques concessions, évolue pour devenir l’actuel ao dai.